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Historique de la Franc-maçonnerie à Bayonne

Bayonne Maconnerie
franc maçonnerie à Bayonne

Histoire de la maçonnerie bayonnaise

La première Loge bayonnaise, dénommée « la Saint Jean » fut créée en 1743 par Timothée Lichigarray (dit le jeune), négociant basque converti au protestantisme.

Cette Loge faisait partie des 19 loges de province – et 20 loges parisiennes - de la Grande Loge de France, première obédience française.

Elle changera de nom en 1765 et s’appellera alors la Saint Jean des Arts. Ce changement est alors très certainement lié à l’entrée en maçonnerie des maîtres de corporation, des tonneliers et des charrons.

En 1773 elle devient une Loge du Grand Orient de France et change encore de nom pour adopter sa dénomination définitive. Elle existe encore de nos jours, sous cette appellation, c’est « la Zélée ».

Une deuxième Loge sera créée en 1783, suite à la scission que provoqua l’entrée de Frères Juifs à la Zélée.

Cette Loge, « L’Amitié » ne fonctionnera que peu de temps, trois ans seulement. Mais les Juifs eux mêmes avaient créé une Loge à Saint Esprit en 1772, « La Fidélité », qui disparaitra et renaitra sous le nom de « Parfaite Réunion ». Franc-maçon de Bayonne Les Francs Maçons bayonnais seront très actifs durant la révolution française de 1789, à l’instar de Joseph Garat, membre de la Zélée et Ministre de la Justice puis de l’Intérieur. La petite histoire rapporte que ce fut lui, Joseph Garat, qui annonça à Louis XVI sa condamnation à mort.

Les Francs Maçons bayonnais restent très actifs dans la vie publique. Les manifestations de 1848 sont dirigées par Augustin Chaho, journaliste et écrivain, qui sera par la suite exilé en Belgique puis en Espagne.

En effet, le coup d’Etat de 1851 donnera un coup d’arrêt aux Loges maçonniques en France et particulièrement à Bayonne. Napoléon III appréciant peu ceux qui avaient pris parti contre lui.
Quarante ans plus tard, en 1892, la Zélée renait grâce à celui qu’on appelle le médecin des pauvres, le Dr Camille Delvaille. Elle se réunira de 1892 à 1978 rue Bergeret, aujourd’hui rue Daniel Argote.

La loi de Vichy de 1940 interdit la franc Maçonnerie. Les loges bayonnaises ferment leurs portes et de nombreux Francs Maçons rejoignent la résistance. Pierre Fort, Daniel Argote seront les plus célèbres.

Depuis 1945 les loges maçonniques se sont multipliées à Bayonne.
Se réunissent aujourd’hui dans le récent Temple bayonnais:

  • trois loges du Grand Orient
  • trois loges de la Grande Loge de France
  • deux Loges du Droit Humain
  • deux de la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra
  • une de la Grande Loge Féminine de France
  • un de la Grande Loge Mixte de France
  • une du Grand Prieuré des Gaules
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